Pourquoi la sortie de la Danse de la tarentule aux Presses de la cité a été repoussée.

Mai 2010-Mai 2020.

Dix années se seront écoulées entre le moment où j’ai écrit le premier mot de ce roman et la date de sortie initialement prévue, le 7 mai 2020.
Une écriture lente, entre deux périodes de vacances scolaires, dès que j’avais du temps libre, c’est à dire pas souvent. 
Enfin, le point final. Le traditionnel envoi aux maisons d’éditions et la collection de lettres de refus. (Sauf celle des Presses de la cité : je n’ai même pas pensé à leur envoyer mon roman).

L’oubli dans un tiroir, pendant des années. 
D’autres écrits ont suivi, d’autres genres aussi : contes, nouvelles, roman feel good…

Et puis un jour, sans trop y croire,  j’ai décidé de me lancer dans l’autoédition numérique afin de rencontrer sur la toile des personnes ayant les mêmes affinités que moi, afin de partager mes romans refusés. Autant pour les nouvelles et les contes, je n’ai jamais eu de mal à me faire éditer, autant pour les romans, c’était autre chose !

J’ai préparé une bande annonce pour la Danse de la tarentule, créé une couverture, travaillé ma présence sur les réseaux sociaux, pour élargir mon lectorat. Un travail acharné, incroyablement difficile pour moi qui peine à m’affirmer. Décembre 2018.

Et tout à coup, cela s’est emballé. Durant 3 mois, mon roman a été numéro un des ventes dans sa catégorie, sur Amazon.

Avant même qu’il atteigne des ventes mirobolantes, une maison d’édition s’est intéressée à lui. 

L’aventure de la publication a commencé.

Les mois filent. Le roman passe entre les mains de deux éditrices, d’une correctrice, puis c’est la présentation devant les représentants des libraires, à Paris, en février dernier. Je rencontre mon attachée de presse.
On commence à travailler la promotion, sur le net. Je réponds à un questionnaire, puis je dois préparer une vidéo de présentation, pour Instagram.

C’était sans compter un hôte indésirable nommé coronavirus.

Le confinement a été décidé.

Et j’ai commencé à déchanter, à comprendre que mon livre était mort-né. (Bien avant toute cette crise sanitaire, je pressentais qu’une chose n’était pas à sa place. C’était plus fort que moi, mon sixième sens peut-être.) En temps normal, il est déjà très difficile de se démarquer en tant qu’auteur débutant. Dans ce contexte, c’était du suicide littéraire.

Mais depuis trois jours, la pression s’est relâchée. Mon éditrice m’a appelée et nous avons convenu que ce n’était pas du tout le moment de publier la Danse de la tarentule. Je suis à la fois soulagée et déçue. Soulagée car je ne vois pas comment, dans la crise que la société vit actuellement, un livre d’une auteur inconnue peut avoir sa place. 

Déçue, parce que c’est encore attendre près de neuf mois. Ce petit délai n’est rien, au regard des vies qui sont en jeu.

C’est pour cette raison que je reprends l’écriture de mon blog. J’ai besoin de partage, comme lorsque j’étais en autoédition. J’ai envie de parler de choses et d’autres, au sujet de l’écriture, de la vie en général.
Contrairement à ce que j’ai pu déjà publier ici, je ne chercherai pas à «faire de la littérature » à tout prix. Je serai beaucoup plus spontanée, afin d’écrire plus souvent, et plus librement.

Bonne lecture ! Et prenez soin de vous !

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